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Qu’est-ce qu’une lésion musculaire et pourquoi la traiter ?

Notre kiné du sport Quentin Ramboux va vous aider à comprendre ce qu’est une lésion musculaire et pourquoi en fonction du type de lésion, la durée de reprise est différente.

Les réseaux sociaux véhiculent beaucoup de fausses croyances et il est intéressant de revenir sur des points de base. En effet, car énormément de sportifs font des rechutes sur ce types de blessures.



Qu’est-ce qu’une lésion musculaire ?


Les lésions de l’appareil musculo-squelettique sont répertoriées en trois groupes : Musculaire, myo-aponévrotique et conjonctif.

Selon Wilke et al., il a trois sources lésionnelles « myofasciales, myotendineuses/tendineuses et musculaires ».

· Myofasciales : dommages aux tissus mous entourant le muscle ainsi qu’à sa jonction avec le muscle. Inclusion de fibres musculaires directement avec le fascia.

· Myo-tendineuses : au niveau du tendon proximal/distal là où les fibres musculaires s’insérent dans/près du tendon.

· Musculaire : si pas de lésion des tissus conjonctifs tels que le fascia, tendon, épimysium ou le prérimysium.


Elle peut subvenir de manière diverse (voir plus bas) .

Elles sont associées à un taux de récidive importante (Ex : le taux de rechute des muscles ischios-jambiers selon ECIS en tout sport confondu est supérieur à 30%) et à la formation de zones fibreuses dans le tissu lésé si elles ne sont pas prisent en charge correctement.

Les muscles du membre inférieurs sont les plus touchés avec les ischios-jambiers en ligne de mire.


= > Deux types de lésions :


- Lésion extrinsèque :

ð C’est un traumatisme qui provient de l’extérieur, le classique « coup de jambon »

ð Elle est souvent mal soignée car laissée au repos

ð Rechute fréquente

ð Œdème intra musculaire important

ð Très fréquent dans les sports de contact


- Lésion intrinsèque :

ð « Définition par Arnaud Bruchard : atteinte jonctionnelle macroscopique, survenue lors d’un mécanisme indirect, pouvant léser graduellement et fonctionnellement les structures myo-conjonctives»

ð Elle se classe en 5 stade

· Courbature : Grade 0

· Traction jonctionnelle avec réaction hyperéchogène. Présence d’œdème possible, pas une réelle lésion mais nécessite une prise en charge : Garde 1

· Atteinte jonctionnelle, sans hématome : Grade 2

· Atteinte jonctionnelle avec hématome : Grade 3

· Rupture jonctionnelle totale : Grade 4

ð La durée de reprise va être impactée par

· La topographie

· Localisation proximo-distale et la distance avec les insertions

· La quantité conjonctive atteinte

· La présence, la nature du liquide(interstitiel/hématome) et son volume

· Mais aussi = récurrence, préciosité de la prise en charge, douleur, perte de force et l’âge



Quand aller consulter ?

- Quand on sent un « point » au niveau du muscle

- Douleur à la marche

- Arrêt net de l’activité (sprint)

- Apparition d’un hématome

- Palpation douloureuse

- Zone rouge et gonflée

- Perte de force


L’examen de choix est l’échographie.


Que faire en cas de lésion de l’appareil musculo-squelettique ?


La première chose à faire est de prendre rendez-vous avec votre médecin du sport pour avoir un diagnostic.

Malgré tout, vous pouvez effectuer ou ne pas effectuer certains geste qui vont aider à une récupération optimal.


- Ne pas prendre d’anti-inflammatoire, votre corps est une machine bien rodée et elle a besoin dans un premier temps de cette phase inflammatoire pour guérir correctement.

- Ne pas étirer la zone de manière précoce, je prends souvent l’exemple de l’élastique avec mes sportifs. Un élastique est solide quand on le met sous tension mais si on fait une mini ouverture, le fait de l’étirer (dans un premier temps) pourrait empirer la lésion.

- Compression de la zone avec un bas de contention ou un tape placé par un professionnel.

Attention, il faut éviter de le garder la nuit ou de le serrer trop fort.

- Ne pas continuer son activité sportive même si le match du week-end est important (un gros travail est à effectuer avec les coachs pour diminuer cette pression sur le joueur et écouter les premiers signes de lésions).

- Glace, une thérapie controversée

ð De récente étude menée par Arnaud Bruchard mettent en avant que le chaud serait plus efficace que le froid pour les LMA

· Pourquoi ? car il faut préserver la phase inflammatoire et pro-inflammatoire après la lésion musculaire.

· Il est prouvé que chez les rats la cryothérapie (traitement par le froid en aigue était nocive pour la cicatrisation).

· Mais à quelle fréquence la cryothérapie a-t-elle été appliquée ?

· Pourtant le froid n’inhibe pas la phase inflammatoire mais la régule selon certaines étude ?

· Beaucoup de questions sont encore à explorer pour ce type de traitement

ð De mon avis personnel et d’expérience terrain, une application de froid de manière raisonnable (pas en direct avec la peau par exemple) peut aider à la diminution légère de l’œdème (on ne veut pas le faire disparaitre) et de la douleur mais l’excès en temps et en intensité brisera le cycle inflammatoire primordial pour notre cicatrisation.

ð Je préconise des périodes de 10 minutes jusqu’à 3x par jour maximum avec deux heures d’écart minimum

ð Des phases de chaud peuvent être intéressante si pas d’augmentation de la douleur


Pourquoi se faire rééduquer ?


Comme écrit plus haut, les LMA sont soumises à un taux gigantesque de récidives.

Pourquoi ?

- Mauvaise prise en charge ou pas de prise en charge (Exemple de l’élastique, si tu te tires plus dessus, plus de douleur mais reprise de l’activité et récidive avec aggravation de la lésion initiale).

- Mise de charge (par exercice) trop tardive. Selon une étude Bayer et al. (2017) commencer la rééducation 2 jours après la blessure plutôt que 9 jours après, a raccourci l’intervalle entre la blessure et la récupération sans douleur et retour au sport de 3 semaines sans augmentation significative du risque de blessures.

- Comprendre avec votre thérapeute le pourquoi de la lésion et trouver une solution :

· Manque de force

· Différence de force agoniste/antagoniste et/ou entre le muscle gauche/droite

· Technique non adaptée

· Surentrainement

· Garder un bon cardio en parallèle pour favoriser une reprise optimal

· Travailler vos autres faiblesses pour utiliser cette blessure pour vous améliorer sur d’autres points

· Etc.








Conclusion :


La gravité d’une LMA peut varier de différentes façon en fonction de son mode d’apparition, sa localisation et sa gravité mais dans chaque catégorie, il n’y a qu’une finalité : prise en charge par un professionnel de santé pour favoriser la cicatrisation, guider la guérisson et diminuer le risque de récidive.

La seule chose variable est le temps de reprise en fonction des différents aspects ci-dessus.


L’équipe PhysiCab attache énormément d’importance à la prise en charge précoce via notre Médecin du sport et nos 6 Kinés du sport pour accompagner de manière professionnelle la prise en charge de votre blessure de a à z.



Pour plus d’informations : info@physicab.com



Quentin Ramboux

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